Mum & Dad (2008, réal: Steven Sheil)
L’histoire
Sous ce titre de comédie familiale disney pour gamin en manque de propagande parentale, « Mum & Dad » jette une pauvre ressortissante polonaise dans les griffes d’une famille dégénérée très éloignée de la légendaire classe british. Ses collègues tellement serviables à son boulot de ménagère d’aéroport le sont beaucoup moins une fois Lena séquestrée chez eux, à la merci de leurs « parents adoptifs ». Pour survivre : se faire adopter par la mère, quitte à prendre quelques coups de scalpels, et éviter ainsi de voir débouler le père, toujours prêt à calmer le jeu de manière très brutale. Mais dans ce nouveau contexte familial cauchemardesque, les crises de jalousie entre sœurs peuvent faire très mal.
Les personnages
Le film suit donc le calvaire de Lena, immigrée polonaise qui a un peu plus de jugeote que la victime moyenne de film de genre. Birdie est la fille adoptive en place dans la maison, elle sert d’appât pour ramener de nouveaux enfants potentiels. Albie est le frère muet et un peu débile qui ne sert pas à grand-chose jusqu’à la fin du métrage. Le couple star, Mum et Dad, compte deux personnalités ne partageant pas les même perversions: alors que Mum préfère la scarification, Dad est plus à emporter ses enfants dans son établie pour les punir comme un tortionnaire expérimenté.
Le gore
La violence reste la plupart du temps hors-champs mais les séquelles physiques et quelques plans sur des cadavres, parfois à moitié vivant et mis en scène de façon macabre, sont là. Ajoutez à cela les mœurs sexuelles plutôt dégueulasses du père et l’atmosphère reste bien glauque et pesante jusqu’à la fin.
Le bien
Un métrage prenant dans son ensemble et des moments de tension appréciables.
Une atmosphère étouffante et du glauque franco. Le film dépasse le stade de l’horreur graphique facile pour livrer quelques scènes emplies d’une perversité complètement malsaine.
Olga Fedori, victime quasiment muette tout le long du métrage assure loin des habituelles victimes bimbos éplorées.
Le moins bien
Un scénario qui s’étire un peu en longueur et une réalisation peu ambitieuse et typique d’une école socio-réaliste anglaise.
Le film peine à renouveler un minimum le genre, nous resservant l’inévitable personnage de membre de la famille, muet et simplet, dont le sens moral innée basculera finalement du côté de la victime. Et niveau référence, l’apparition d’un membre de la famille en décomposition avancée, plusieurs scènes de dîner ainsi que la séquence finale calquent d’un peu trop près le “Massacre à la Tronçonneuse” original.
Le “dad” et la fille, Birdie, sont un peu over-the-top. Papa a un peu trop tendance à répéter les même blahblah sur l’importance de la famille.
Lazy verdict
Un film à voir même s’il n’est pas la claque annoncée. « Mum & Dad » reste un film prenant doté de quelques séquences marquantes. Ce type d’ambiance malsaine est relativement inédites au sein des centaines de bandes horrifiques aseptisées et oubliables aussitôt. A se procurer pour l’instant en import.
Le trailer





C’est moi ou les directs (les voix en particulier) sont vraiment pourris ? ou “volontairement” cradés ? M’enfin vu qu’y a l’air d’y avoir un peu de travail sur la zic et l’ambiance, ce serait étonnant.
Bon, encore un film qu’on verra par procuration… thx Alex.
;-)
Je pense que c’est le trailer qui fait ça.
moi j’ ai aimer meme si c’est clair c’est gloque je trouve les acteurs vraiment investis dans leurs rôles et personnage. sa change de la soupe commerciale que les producteurs hollywoodiens nous servent d’ habitude