Rovdyr/ManHunt/Chasse à l’homme - 2008 - Réal : Patrik Syversen
L’histoire
Dans la Norvège des années 70’s, quelques bouseux décidèrent de mettre un terme au fléau hippie en organisant des chasses à coures forestières. Les victimes étaient des jeunes hommes barbus et des filles en minishort trop short. Quand le son du Cor résonne, tu as intérêt à courir vite !
Les personnages
La Norvège semble ici bien représentée selon l’imaginaire masculin moyen : deux filles canons, le charme des 70 en bonus, et deux mecs qui ne ressemblent à rien, gueule de nerds mal rasés et un brin machiste. Ces djeuns se baladent donc en van rouge au beau milieu de la campagne et on ne saura rien de leur destination…
Les bad guys ne ressemblent pas à grand-chose à part à des chasseurs muets qui auraient oublié le concept de douche. Au lieu de parler, ce gang a préféré plus de poésie en imitant les oiseaux. Et en bons joueurs, ils s’amuseront à disperser le groupe dans une forêt tapissé de pièges en tout genre.
La référence : Le remake de Massacre à la Tronçonneuse
Une référence assez évidente tant par l’ambiance seventies et ces jeunes gens en trip estival, le personnage de l’autostoppeuse apparemment rescapée ou l’utilisation un peu trop phallique d’un fusil tel Leatherface dans « Massacre à la Tronçonneuse 2 ». Pour le reste, Rovdyr ne propose rien de nouveau et reste sur les sentiers battus par une centaine de films depuis « Délivrance ».
Le gore
A part une première scène assez gratinée, le film évite la surenchère gore même si les scènes de violence sont nombreuses et variées. Les chasseurs sont sans pitié et utilisent fusils, armes blanches et pièges à loup pour mener à bien leur trip.
Le bien
Pas de temps mort - heureusement d’ailleurs pour un film qui dure 1h10 - et les deux derniers tiers passent d’une traite.
La réalisation alterne scope classe sur plans serrés sur les victimes, accentuant l’effet d’écrasement des proies par la nature sauvage et omniprésente. L’étalonnage de l’image un peu too much au début s’accorde bien avec l’ambiance et l’urgence de la suite.
Le passage de la victime qui se fait meurtrière est un peu plus crédible que dans les autres films du genre. Mention bien pour l’interprétation, les acteurs se sont visiblement réellement investis dans leurs rôles.
Le moins bien
Si tu a vu plus d’une vingtaine de survivals ou slashers dans ta vie, tu n’iras pas voir ce film pour être surpris par quelques originalités du scénario.
Tu es en pleine campagne, ta copine s’est faite mordre par un mec bizarre, les habitants ont l’air chelou et tu transporte une autostoppeuse qui semble rescapée d’une loge de l’enfer, qu’est-ce que tu fais ? Tu balances les clés de la voiture dans la nature juste pour faire chier le copain de ta meilleure amie alors qu’un véhicule menaçant s’est arrêté 50 métres devant. C’est ça le début de Rovdyr et ça craint quand même un peu.
Le look « total gros beauf gras du bide » des chasseurs rend un peu moins crédible leur aptitude à chasser et se mouvoir comme de jeunes Predators.
Lazy verdict
Malgré un scénario sans surprise, Rovdyr reste un bon survival forestier à la réalisation bien pensée et mené à un rythme frénétique.






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