Une bande-annonce pour “Salt”, film d’action réalisé par Philip Noyce avec Angelina Jolie dans le rôle d’une espionne traquée par la CIA.
Espionne, pas si sûr, son personnage est en effet accusé de trahison et va tenter de prouver son innocence alors que toutes les instances du pouvoir américain se lancent à ses trousses. A la vue de cette bande-annonce et après les “Tomb raider” ou le récent “Wanted“, Angelina Jolie affirme encore un peu plus, entre deux films d’auteurs, son statut d’action girl. Une réputation pas si facile à acquérir au vue des rumeurs décrivant le tournage de “Salt” comme très pénible physiquement pour l’actrice.
Le script original s’appelait “Edwin A. Salt” et le personnage principal était masculin (et à l’époque potentiellement interprété par Tom Cruise). Le personnage s’appelle aujourd’hui Evelyn Salt et, au vu de la bande-annonce, notre fugitive semble passer de la blonde, employée de bureau, à la brune super espionne, le tout en une teinture de cheveux. Chemin capillaire inverse de Geena Davis dans le “Au revoir à Jamais” de Renny Harlin, film qui entretien quelques similitudes avec ce nouveau thriller d’espionnage. “Salt” me fait aussi penser à un épisode de “Jason Bourne” avec une petite touche de Matrix (le coup de pied avec appui sur le mur dans la bande-annonce: Trinity style!) .
Parce qu’un site me disait qu’il était un “classique instantané” et que je ne savais pas trop ce que cela pouvait signifier - peut-être à peine sortie, peut-il déjà passer sur Arte ? - j’ai récemment acheté le film “Dance of the Dead“. A deux moments, entre deux passages filmés comme “Sauvé par le Gong“, les zombies du film interrompent leur repas pour écouter attentivement la prestation d’un groupe d’émo.
Grande question: pourquoi un zombie serait-il fan d’émo?
Beaucoup critiquent l’émo parce que les codes vestimentaires sont forts, radicaux et dépriment tout les parents touchés. Comme les fans de reggae ou de rap, la communauté existe par l’adoption de signes extérieurs commun, diluant la personnalité de l’individu en échange d’une forme de reconnaissance sociale et de l’opportunité de choper des filles stylées.
Le réalisateur, en assimilant des zombies à des fans transis devant un groupe émo, nous met-il en garde contre le pouvoir de la musique ? Contre le fait que certaines personnes jugent nécessaire de s’habiller pareil et écouter la musique qu’elles croient aimer pour appartenir à un mouvement de jeunes semblables? Contre le fait de cacher sa “vrai personnalité” sous des oripeaux articiels et un même uniforme ? Je pense que le réalisateur veut nous faire réfléchir et, à la manière d’un sociologue du nom de Romero qui a aussi fait quelque film dans les seventies, il pourrait nous mettre en garde contre l’uniformisation de notre jeunesse dans cette société du spectacle et du divertissement.
En plus le problème d’avoir des fans zombies est qu’ils sont assez hardocre niveau attitude, jusqu’à croquer un bout du bassiste au passage:
Un artiste doit-il se donner complètement à son public? Je pense que tout investissement artistique a ses limites et qu’il faut garder une relative sphère d’intimité.
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